Un logiciel de planning d'équipe organise les personnes sur des créneaux de travail : qui travaille, quand, sur quel site et pour combien d'heures. Il remplace le tableau partagé par un planning publié sur le téléphone de chaque salarié, gère les absences et les échanges de créneaux, et compare les heures prévues aux heures réalisées. Les meilleurs outils alertent aussi le manager avant qu'un planning ne dépasse une durée maximale de travail ou n'empiète sur un temps de repos.
Le besoin varie beaucoup d'une entreprise à l'autre. Une équipe de cinq personnes en horaires fixes peut vivre avec un agenda partagé, alors qu'un restaurant à horaires coupés, une clinique qui organise des gardes ou un réseau de magasins ont besoin d'un outil qui connaît leur convention collective. Cette page compare douze outils utilisés en France, des logiciels spécialisés aux solutions gratuites. Pour une vue plus large de la gestion du personnel, notre comparatif des logiciels RH pour PME complète cette sélection.
Ce que nous avons relevé
Notre grille d'évaluation
Les notes de cette page sont une appréciation éditoriale. Nous n'avons déployé aucun de ces outils dans une entreprise et nous n'avons pas interrogé de responsables de planning. Chaque outil a été jugé sur cinq critères, à partir des informations publiées par les éditeurs et des textes officiels.
- Construction du planning : modèles de semaine, duplication, prise en compte des disponibilités et des compétences, publication aux salariés.
- Absences et remplacements : demandes de congés, échanges de créneaux entre salariés, proposition de remplaçants disponibles.
- Conformité du temps de travail : alertes sur les durées maximales, le repos quotidien de 11 heures, le temps partiel et la modulation, compteurs d'heures supplémentaires.
- Application mobile : consultation du planning, demandes de congé, pointage et notifications côté salarié.
- Coût : tarif publié, unité de facturation, options de pointage et engagement.
Le classement des douze outils
| Rang | Outil | Note | Profil idéal | Tarif relevé le 28/10/2026 |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Skello | 8,7 | Équipes à horaires variables soumises à une convention collective | De 59 à 129 € HT par mois |
| 2 | Combo | 8,4 | Restaurants, boulangeries et commerces qui veulent relier planning et paie | Dès 68 € par mois et par établissement |
| 3 | Shyfter | 8,1 | Petites équipes de terrain qui veulent un outil simple | De 39 à 129 € par mois |
| 4 | Factorial | 7,9 | PME qui veulent une suite RH complète avec le planning | Dès 6,90 € par utilisateur et par mois |
| 5 | Eurécia | 7,7 | PME et ETI où la gestion des temps prime | 4,20 € HT par collaborateur en moyenne |
| 6 | Planday | 7,5 | Petites équipes horaires qui veulent payer à l'utilisateur | De 2,99 à 4,99 € par utilisateur et par mois |
| 7 | Agendrix | 7,3 | Petites équipes au planning simple | De 3,25 à 5,25 $ CA par utilisateur et par mois |
| 8 | Kelio | 7,1 | Industrie et logistique avec badgeuses physiques | Dès 3,05 € HT par salarié et par mois |
| 9 | PlanningPME | 6,9 | Planification de ressources, d'interventions et de chantiers | De 4 à 6 € par ressource et par mois |
| 10 | Skedda | 6,6 | Réservation de salles et d'espaces partagés | Dès 99 $ par mois en annuel |
| 11 | Google Agenda | 6,2 | Très petites équipes en horaires fixes | Gratuit |
| 12 | Excel et Google Sheets | 5,8 | Équipes stables qui démarrent sans budget | Gratuit ou inclus dans Microsoft 365 |
1. Skello : 8,7
Skello est édité par une société parisienne qui revendique 30 000 équipes de terrain, surtout dans la restauration, l'hôtellerie et le commerce. Le planning, la badgeuse et la préparation de la paie partagent la même interface. Avant publication, le logiciel vérifie que la semaine construite respecte les disponibilités des salariés, les heures supplémentaires, l'amplitude et la durée du travail, ce qui évite le va-et-vient entre un tableur et le logiciel de paie.
Points forts
- Des contrôles de conformité appliqués au planning avant sa publication.
- Le planning, la badgeuse et les variables de paie dans un même outil.
- Le pilotage de plusieurs établissements depuis un seul espace.
Points faibles
- Des prix d'entrée affichés « dès », qui augmentent avec le périmètre retenu.
- Un essai de 14 jours qui se convertit automatiquement en abonnement.
- Un budget élevé pour une petite équipe en horaires fixes.
Tarifs. La page de tarifs affiche le planning dès 79 € par mois en Standard et 109 € en Max, la badgeuse dès 59 et 89 €, et l'offre Duo, qui réunit les deux, dès 99 et 129 €. L'engagement annuel donne 10 % de remise.
Pour qui ? Skello convient aux établissements à horaires variables qui doivent respecter une convention collective stricte, à partir d'une vingtaine de salariés.
2. Combo : 8,4
Combo est un logiciel français de gestion du personnel, conçu pour les équipes de terrain de la restauration, de l'hôtellerie, de la boulangerie et du commerce. L'offre Time réunit le planning collaboratif, les alertes liées à la convention collective, les compteurs d'heures et le suivi des heures supplémentaires. L'offre People y ajoute la modulation du temps de travail, la signature électronique des contrats, la DPAE et le registre du personnel.
Points forts
- Des alertes liées à la convention collective dès l'offre Time.
- La publication des plannings par SMS et une messagerie d'équipe.
- Un service de paie intégré, Combo Pay, pour aller jusqu'au bulletin.
Points faibles
- Une facture qui grimpe vite avec les options facturées par employé.
- La modulation et la signature électronique réservées à l'offre People.
- Aucune durée d'essai annoncée sur la page des offres.
Tarifs. Selon la page des offres, Time commence à 68 € et People à 89 € par mois et par établissement. La pointeuse coûte 2 € par employé et par mois, la distribution des bulletins 1,20 € et le transfert vers Silae 1,50 €. Combo Pay est facturé dès 19 € par employé.
Pour qui ? Combo convient aux restaurants et aux commerces qui veulent passer du planning à la paie sans double saisie.
3. Shyfter : 8,1
Shyfter est un éditeur belge présent en France, qui vise les équipes de terrain de la restauration et du commerce. Sa grille progresse en quatre paliers : un pack de pointage seul, puis le planning, puis les congés, les contrats et le remplacement assisté, puis les intégrations avec la paie et la caisse. Son point fort reste l'échange de créneaux : le salarié propose, un collègue accepte et le manager valide.
Points forts
- Une grille publique simple, de 39 à 129 € par mois.
- L'échange de créneaux entre salariés et le remplacement assisté dès l'offre Standard.
- Une application mobile et tablette pour le pointage.
Points faibles
- Le planning absent du premier palier, qui ne couvre que le pointage.
- Les intégrations avec la paie et la caisse réservées à l'offre Pro.
- Un pointage avec prise de photo à encadrer au regard du RGPD.
Tarifs. La page des offres affiche le pointage à 39 € par mois, Basic à 59 €, Standard à 89 € et Pro à 129 €. À l'année, ces offres coûtent 398, 602, 908 et 1 316 €, soit 15 % de remise.
Pour qui ? Shyfter convient aux équipes de 10 à 30 salariés en horaires variables qui veulent un outil simple, sur un seul site.
4. Factorial : 7,9
Factorial est une suite RH éditée à Barcelone. Le planning y forme un volet du module consacré au temps, aux côtés des congés, des absences, des documents, du recrutement et des entretiens annuels. C'est précisément son intérêt pour une PME qui veut un seul fournisseur pour l'ensemble de ses ressources humaines.
Points forts
- Une suite RH complète, du recrutement aux entretiens.
- L'attribution des plannings en masse et la rotation des équipes.
- Une interface moderne et une mise en service rapide.
Points faibles
- Un prix réel qui dépend des modules retenus et passe par un devis.
- Une gestion des horaires très variables moins fine que chez Skello.
- Aucun moteur de paie français en propre.
Tarifs. La page de tarifs annonce un départ à 6,90 € par utilisateur et par mois, puis un plan construit selon les besoins. Pour dix-huit salariés, la facture dépasse donc 124 € par mois avant tout module complémentaire.
Pour qui ? Factorial convient aux PME aux horaires plutôt stables qui cherchent d'abord une suite RH. Notre comparatif des logiciels RH pour startups détaille son articulation avec la paie.
5. Eurécia : 7,7
Eurécia est un SIRH français qui couvre l'administration du personnel, les congés et absences, les temps et activités, le planning et les notes de frais. Il est taillé pour la gestion des temps : feuilles de temps, compteurs, temps partiel et préparation de la paie. C'est l'outil à regarder quand le risque juridique compte davantage que le confort d'usage.
Points forts
- Une gestion des temps et des compteurs paramétrable.
- Un tarif moyen publié, dégressif selon l'effectif.
- Un éditeur français avec un support francophone.
Points faibles
- Une mise en route qui demande un vrai projet et un référent interne.
- Des modules qui s'additionnent au portail RH de base.
- Un outil peu adapté à une très petite équipe sans fonction RH.
Tarifs. La page de tarifs présente une offre Starter pour les entreprises de 1 à 10 collaborateurs, une offre Business à partir de 4,20 € HT par collaborateur et par mois, vendue par pack de dix, et une offre Enterprise au-delà de 500 collaborateurs. Un simulateur ajoute chaque module au portail RH.
Pour qui ? Eurécia convient aux PME et aux ETI de 11 à 500 salariés qui ont une fonction RH structurée et des règles de temps de travail complexes.
6. Planday : 7,5
Planday est un éditeur danois qui appartient au groupe néo-zélandais Xero depuis 2021. Son offre Starter réunit la planification, le suivi du temps, des règles de temps de travail avec avertissements de conformité et un rapport de paie de base. L'offre Plus ajoute la planification avancée, les congés et absences, les intégrations et la gestion des documents des salariés.
Points forts
- L'entrée de gamme la plus accessible de la sélection.
- Des avertissements de conformité dès l'offre Starter.
- Un essai de 30 jours sans carte bancaire.
Points faibles
- Un minimum de cinq utilisateurs en Starter et de dix en Plus.
- Des frais d'abonnement de 25 € par mois en plus des licences de l'offre Plus.
- Une adaptation au droit français moins poussée que chez Skello ou Eurécia.
Tarifs. Selon la page de tarifs, Starter coûte 2,99 € par utilisateur et par mois, et Plus 4,99 € par utilisateur avec 25 € de frais mensuels. L'offre Pro est sur devis. Pour dix salariés, Starter revient à 29,90 € par mois et Plus à 74,90 €.
Pour qui ? Planday convient aux petites équipes horaires qui veulent un vrai outil de planning et un coût qui suit leur croissance.
7. Agendrix : 7,3
Agendrix est un éditeur québécois dont l'interface figure parmi les plus lisibles de la sélection. Le planning se lit sur un écran, les disponibilités des salariés sont saisies en amont et les conflits apparaissent en couleur : un même salarié placé sur deux créneaux, une disponibilité non respectée, un congé oublié. Les créneaux à pourvoir peuvent être proposés aux volontaires ou par ancienneté.
Points forts
- Une interface claire et une détection automatique des conflits.
- La gestion des disponibilités et des créneaux à pourvoir.
- Un essai de 21 jours sans carte bancaire et sans engagement.
Points faibles
- Des prix en dollars canadiens.
- Un outil conçu pour le droit du travail québécois, sans alertes propres au droit français.
- Le pointage facturé en supplément.
Tarifs. La page de prix affiche Essentiel à 3,25 $ CA et Plus à 5,25 $ CA par utilisateur et par mois, avec 10 % de remise à l'année. Le module Temps et présences ajoute 2,25 $ CA par utilisateur.
Pour qui ? Agendrix convient aux commerces et aux salons dont le planning est simple et dont l'équipe tient sur un seul site.
8. Kelio : 7,1
Kelio est un acteur historique de la gestion des temps, édité à Cholet, qui couvre le SIRH, la paie, le contrôle d'accès et les badgeuses physiques Kelio Visio. Son paramétrage des règles de temps de travail et des compteurs complexes en fait une référence dans l'industrie et la logistique. L'éditeur héberge la solution en France et met en avant sa certification ISO 27001.
Points forts
- Des pointages fiables et des compteurs complexes.
- Des badgeuses physiques pour le personnel sans smartphone.
- Un hébergement en France.
Points faibles
- Un tarif réel construit sur mesure, matériel en sus.
- Une ergonomie côté salarié moins fluide que celle de Skello ou de Combo.
- Un outil surdimensionné pour une équipe de moins de cinquante salariés.
Tarifs. La page de tarifs annonce un départ à 3,05 € HT par salarié et par mois, avec une tarification dégressive selon le nombre de collaborateurs actifs. Les pointeuses font l'objet d'un financement séparé.
Pour qui ? Kelio convient aux sites industriels et logistiques où la badgeuse physique est indispensable.
9. PlanningPME : 6,9
PlanningPME est édité depuis 2002 par Target Skills, une société de Courcouronnes, dans l'Essonne. L'outil planifie des ressources au sens large, véhicules, salles, matériel et intervenants, plus que des salariés soumis à des contraintes horaires. Il existe en version en ligne et en version installée sur les serveurs de l'entreprise.
Points forts
- Une vue multi-ressources utile en BTP, en maintenance et en logistique.
- Une version installée qui garde les données dans l'entreprise.
- Un essai gratuit de 30 jours.
Points faibles
- Une ergonomie datée et une application mobile en retrait.
- Une gestion des absences et des règles de temps de travail basique.
- Un abonnement en ligne avec engagement d'un an.
Tarifs. Selon la page de tarifs, la version en ligne coûte 4 € par ressource et par mois en Standard, 5 € en Premium et 6 € en Enterprise, avec un abonnement d'un an. La version Desktop se paie une fois, 490 € pour la première licence.
Pour qui ? PlanningPME convient aux entreprises qui affectent des équipes et du matériel à des interventions. Pour le bâtiment, notre comparatif des logiciels de gestion BTP est plus adapté.
10. Skedda : 6,6
Skedda est un outil américain de réservation de salles, de bureaux et de créneaux partagés, avec un plan interactif et des règles de réservation. Il revient souvent dans les recherches sur le planning d'équipe, mais il ne gère ni les heures travaillées, ni les absences, ni la conformité du temps de travail. Nous l'avons évalué comme logiciel de coworking, son usage naturel.
Points forts
- Une vue calendrier propre et un plan interactif des espaces.
- Des règles de réservation fines.
- Un module d'abonnements pour les espaces payants.
Points faibles
- Aucun planning nominatif de salariés.
- Aucune offre gratuite.
- Des prix en dollars et une interface en anglais.
Tarifs. La page de tarifs réservée à l'Europe affiche Starter dès 99 $ par mois pour quinze espaces, Plus dès 149 $ et Premier dès 199 $, en facturation annuelle.
Pour qui ? Skedda convient aux coworkings, aux centres de formation et aux salles qui gèrent des réservations d'espaces.
11. Google Agenda : 6,2
Google Agenda est gratuit et tout le monde sait s'en servir. Un agenda partagé par équipe permet de voir qui travaille quand, avec des rappels automatiques et une synchronisation parfaite sur mobile. Pour une équipe de cinq personnes en horaires fixes, cela peut suffire.
Points forts
- Aucun coût et aucune formation.
- Une synchronisation immédiate sur tous les téléphones.
- Des rappels automatiques.
Points faibles
- Aucune notion de durée du travail ni d'heures supplémentaires.
- Aucun pointage et aucune alerte de dépassement.
- Aucun historique exploitable en cas de litige sur les heures.
Tarifs. Google Agenda est gratuit avec un compte Google et inclus dans les abonnements Google Workspace.
Pour qui ? Google Agenda convient aux très petites équipes en horaires fixes. Le jour où un salarié conteste ses heures, un calendrier partagé ne prouve rien.
12. Excel et Google Sheets : 5,8
Le tableur reste l'outil de planning le plus répandu dans les petites entreprises. Google Sheets est gratuit, la mise en forme est entièrement libre et chacun sait écrire une formule qui additionne des heures.
Points forts
- Une souplesse totale de mise en forme.
- Aucun coût logiciel supplémentaire.
- Un import possible dans la plupart des logiciels de planning.
Points faibles
- Aucune alerte sur un repos de 11 heures non respecté.
- Aucune trace de qui a modifié quoi.
- Aucune synchronisation avec la paie ni avec le téléphone des salariés.
Tarifs. Google Sheets est gratuit, Excel est inclus dans les abonnements Microsoft 365.
Pour qui ? Le tableur reste acceptable pour une équipe stable en horaires fixes, jamais pour des horaires variables.
Ces outils dans nos autres comparatifs
Cinq de ces outils figurent déjà dans d'autres classements du Journal de la Tech, avec des notes différentes, car chaque comparatif applique sa propre grille. Ici, ils sont jugés sur le seul planning d'équipe.
| Outil | Note ici | Autres notes publiées |
|---|---|---|
| Skello | 8,7 | 7,8 parmi les SaaS de restauration |
| Combo | 8,4 | 8,6 parmi les logiciels de gestion de restaurant |
| Factorial | 7,9 | 7,6 parmi les logiciels RH pour PME, 8,4 pour les startups |
| Eurécia | 7,7 | 8,2 parmi les logiciels RH pour PME, 7,6 pour les startups |
| Skedda | 6,6 | 6,6 parmi les logiciels de coworking |
Les écarts s'expliquent par le périmètre. Skello gagne près d'un point face aux logiciels de restauration, parce qu'il y était comparé à des caisses et à des outils de gestion des stocks qui couvrent davantage le métier. Factorial et Eurécia, à l'inverse, sont ici jugés sur un seul de leurs modules, quand nos comparatifs RH évaluaient l'ensemble de leur suite.
Ce que la réglementation impose
Aucun texte n'oblige une entreprise à utiliser un logiciel de planning. Le Code du travail impose en revanche des règles qu'un planning doit respecter et des preuves que l'employeur doit pouvoir produire.
- Les durées maximales. La durée quotidienne de travail ne dépasse pas 10 heures, et la durée hebdomadaire 48 heures sur une même semaine ou 44 heures en moyenne sur douze semaines consécutives, sauf dérogations prévues par les articles L3121-18 à L3121-25 du Code du travail.
- Le repos quotidien. Chaque salarié bénéficie d'au moins 11 heures consécutives de repos entre deux journées de travail, selon l'article L3131-1.
- Les heures supplémentaires. À défaut d'accord, elles sont majorées de 25 % pour les huit premières heures au-delà de 35 heures et de 50 % au-delà, selon l'article L3121-36.
- La preuve des horaires. En cas de litige, l'employeur fournit au juge les éléments qui justifient les horaires réellement effectués (article L3171-4). Quand les salariés ne suivent pas tous le même horaire collectif, la durée du travail de chacun doit être décomptée chaque jour.
- L'information du personnel. Un dispositif qui contrôle l'activité des salariés doit leur être présenté avant sa mise en place (article L1222-4). Dans les entreprises d'au moins cinquante salariés, le CSE est informé et consulté au préalable (article L2312-38).
Un logiciel de planning avec pointage horodaté et historique des modifications constitue donc la preuve la plus solide en cas de contrôle ou de contentieux prud'homal. Un tableur partagé, sans trace de qui a modifié quoi, en apporte beaucoup moins.
Quel logiciel de planning choisir selon votre métier ?
Le bon outil dépend moins de la taille de l'entreprise que de la variabilité des horaires et du niveau de risque juridique. Voici nos recommandations par secteur.
| Secteur | Recommandation | Pourquoi |
|---|---|---|
| Restauration | Skello, puis Combo | Horaires coupés, extras, remplacements la veille. Notre comparatif des logiciels de gestion de restaurant couvre le reste du métier. |
| Santé et médico-social | Eurécia, puis Kelio | Plannings de garde, compteurs complexes, conformité prioritaire. |
| BTP et terrain | PlanningPME, puis Skello | Affectation par chantier et par équipe, pointage sur place. |
| Tertiaire et agences | Factorial, puis Google Agenda | Horaires stables, besoin d'une suite RH davantage que d'un planning fin. |
| Commerce de détail | Combo, puis Shyfter | Équipes de 8 à 20 salariés, roulement simple, pointeuse utile. |
| Association | Google Agenda, puis Planday | Budget serré : un agenda partagé gratuit, puis Planday Starter dès que des salariés sont planifiés chaque semaine. |
Les métiers sur rendez-vous ont des besoins proches, avec un agenda client en plus : nos comparatifs des logiciels de salon de coiffure et des logiciels de salle de sport les détaillent.
Planning d'équipe gratuit : ce que vous obtenez vraiment
Les solutions gratuites sont utiles, à condition de savoir ce qu'elles ne font pas. Dans cette sélection, seuls Google Agenda et Google Sheets restent gratuits sans limite de durée. Les logiciels spécialisés proposent au mieux un essai, de 14 jours chez Skello à 30 jours chez Planday et PlanningPME.
- Ce que vous obtenez : un planning partagé, des rappels, une consultation sur mobile.
- Ce qui manque : les alertes de durée maximale, le calcul des majorations, l'historique des modifications et l'export vers la paie.
- Le seuil de bascule : dès que les horaires varient d'une semaine à l'autre, ou dès le premier salarié à temps partiel qui effectue des heures complémentaires, le tableur devient un risque.
Le premier palier payant reste modeste pour une petite équipe : 29,90 € par mois chez Planday pour dix salariés, 59 € chez Shyfter avec le planning. Pour les budgets les plus serrés, notre sélection des logiciels RH gratuits détaille les offres sans abonnement.
Conformité et RGPD : les quatre points à vérifier avant de signer
Un logiciel de planning traite des données personnelles de salariés, et souvent des données de pointage. Quatre points méritent une réponse écrite dans le contrat ou la documentation, au-delà de la démonstration commerciale.
- La durée de conservation des pointages. Les données de badgeage ne se conservent pas indéfiniment. Exigez une durée écrite, alignée sur les obligations de paie et de preuve des heures, et un effacement automatique.
- La proportionnalité du pointage. La CNIL juge excessive la prise de photo systématique du salarié à chaque pointage, et le Conseil d'État n'admet la géolocalisation pour contrôler la durée du travail que si aucun autre moyen ne le permet (décision du 15 décembre 2017). Désactivez les options qui collectent plus que nécessaire.
- L'hébergement. Les données des salariés doivent rester dans l'Union européenne ou bénéficier de garanties de transfert explicites. Demandez la localisation des serveurs et la liste des sous-traitants : Kelio, par exemple, annonce un hébergement intégralement en France.
- Les droits des managers. Un manager ne doit consulter ni les données d'une autre équipe, ni les coordonnées personnelles complètes d'un salarié. Testez les droits d'accès pendant l'essai, avec un compte de manager réel.
Un éditeur qui tarde à répondre à ces quatre questions avant la signature répondra rarement mieux après.
FAQ : logiciels de planning d'équipe
Quel est le meilleur logiciel de planning d'équipe en 2026 ? Skello arrive en tête de ce comparatif avec 8,7 : planning, badgeuse, contrôles de conformité et préparation de la paie dans un seul outil, dès 79 € HT par mois pour le planning. Combo (8,4) le suit pour les commerces et la restauration, dès 68 € par mois et par établissement, et Shyfter (8,1) offre la grille la plus simple, de 39 à 129 € par mois.
Existe-t-il un logiciel de planning d'équipe gratuit ? Aucun logiciel de planning spécialisé de cette sélection ne propose d'offre gratuite permanente : Skello, Agendrix, Planday et PlanningPME offrent un essai de 14 à 30 jours. Google Agenda et Google Sheets restent gratuits, mais ils ne gèrent ni les durées maximales de travail, ni les majorations, ni l'export vers la paie.
Combien coûte un logiciel de planning pour 20 salariés ? Au forfait, comptez 59 € par mois chez Shyfter avec le planning, 68 € par établissement chez Combo, plus 2 € par employé pour la pointeuse, et dès 79 € HT chez Skello. Facturés au salarié, Planday Starter revient à 59,80 € par mois, Kelio démarre autour de 61 € HT et Factorial dépasse 138 €.
Quelle différence entre un logiciel de planning et un logiciel de gestion de projet ? Un logiciel de planning organise des personnes sur des créneaux de travail, avec leurs heures et leurs absences. Un logiciel de gestion de projet organise des tâches et des livrables autour d'échéances. Le premier gère des contraintes légales et horaires, le second des dépendances de production : notre comparatif des logiciels de gestion de projet pour PME couvre ce second besoin.
Un logiciel de planning est-il obligatoire pour suivre le temps de travail ? Aucun texte n'impose de logiciel. L'employeur doit en revanche pouvoir justifier les horaires réalisés en cas de litige (article L3171-4 du Code du travail) et décompter chaque jour la durée du travail des salariés qui ne suivent pas un horaire collectif. Un pointage horodaté avec historique des modifications constitue la preuve la plus solide.
Comment un logiciel de planning gère-t-il les heures supplémentaires ? Le logiciel compare les heures planifiées, les heures pointées et les seuils applicables, puis alerte le manager avant le dépassement. Les compteurs se cumulent par salarié avec les majorations prévues par l'accord collectif, ou à défaut 25 % puis 50 %, et s'exportent vers la paie. Skello, Combo, Eurécia et Kelio proposent ces compteurs.
Quel logiciel de planning pour une équipe de terrain ou en horaires décalés ? Shyfter (8,1) convient aux petites équipes de terrain grâce à son application mobile et à l'échange de créneaux, de 39 à 129 € par mois. Planday (7,5) convient aux équipes horaires qui veulent payer à l'utilisateur, dès 2,99 €. Skello (8,7) reste la référence quand plusieurs établissements et une convention collective stricte entrent en jeu.
Faut-il une badgeuse physique avec un logiciel de planning ? Une badgeuse physique reste pertinente en environnement industriel ou logistique, ou avec du personnel sans smartphone, comme chez Kelio. Pour une équipe de bureau ou de commerce, le pointage sur mobile ou sur tablette suffit, à condition d'informer les salariés au préalable et de réserver la géolocalisation aux cas où aucun autre moyen de contrôle n'existe.
Peut-on importer un planning Excel dans un logiciel de planning ? La plupart des logiciels acceptent l'import des salariés et des sites depuis un fichier CSV ou Excel. L'import sert surtout à la reprise initiale : les règles de roulement, les absences et les contraintes de la convention collective doivent ensuite être paramétrées dans l'outil.



