Un logiciel de gestion de cabinet d'avocats réunit les dossiers, les contacts, l'agenda et les échéances, le suivi des temps, la facturation des honoraires et la production des actes. Les plus complets ajoutent la gestion documentaire, l'échange avec les juridictions par le nouvel e-Barreau, l'émission des factures électroniques et un assistant d'intelligence artificielle.
Le choix engage le cabinet sur plusieurs années, puisque l'outil conserve des informations couvertes par le secret professionnel. Cette page compare neuf logiciels de gestion pour avocats, des solutions des grands éditeurs juridiques aux outils pensés pour les avocats qui s'installent. Pour la seule comptabilité, notre comparatif des logiciels de comptabilité complète cette sélection.
Ce que nous avons relevé
Notre grille d'évaluation
Les notes de cette page sont une appréciation éditoriale. Nous n'avons déployé aucun de ces logiciels dans un cabinet et nous n'avons pas interrogé d'avocats. Chaque logiciel a été jugé sur sept critères, à partir des informations publiées par les éditeurs et des textes officiels.
- Communication électronique : raccordement au nouvel e-Barreau, référencement de l'éditeur par le CNB.
- Dossiers et échéances : fiches dossiers, agenda, délais de procédure, gestion documentaire.
- Temps et facturation : suivi des temps, honoraires, provisions, débours, relances.
- Facturation électronique : raccordement à une plateforme agréée, formats structurés.
- Données : lieu d'hébergement, contrat de sous-traitance, export en fin de contrat.
- Intelligence artificielle : assistant intégré, sources documentaires, lieu de traitement des données.
- Coût : tarif publié, options, frais de mise en place, engagement.
Le classement des neuf logiciels
| Rang | Logiciel | Note | Profil idéal | Tarif relevé le 13/10/2026 |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Kleos | 9,3 | Cabinets structurés qui veulent une suite complète | De 64 à 89 € HT par utilisateur et par mois |
| 2 | Jarvis Legal | 9,2 | Avocats et cabinets qui veulent un outil moderne à prix modulable | De 38 à 149 € HT par utilisateur et par mois |
| 3 | Secib | 9,1 | Cabinets attachés à un éditeur français historique | Dès 65 € HT par utilisateur et par mois |
| 4 | Diapaz | 8,9 | Cabinets qui veulent l'IA de Lefebvre Dalloz sans engagement | Sur devis |
| 5 | Lexis PolyOffice | 8,7 | Cabinets à forte production d'actes | Sur devis |
| 6 | zLawyer | 8,6 | Petits cabinets qui veulent un prix unique sans engagement | 49 € HT par utilisateur et par mois |
| 7 | LegalProd | 8,5 | Cabinets qui veulent gestion, CRM et formation incluse | De 44 à 79 € HT par utilisateur et par mois |
| 8 | AppliCab | 8,2 | Avocats qui s'installent avec un petit budget | 69 € HT par mois, 49 € pour un jeune avocat |
| 9 | Adapps | 8,0 | Cabinets qui veulent l'offre d'entrée de Septeo | Dès 49 € par mois |
1. Kleos : 9,3
Kleos est le logiciel de gestion de cabinet en ligne de Wolters Kluwer, qui revendique plus de 35 000 utilisateurs dans 12 000 cabinets et sept pays. Dès la première formule, il réunit la gestion des dossiers, du temps et des tâches, le RPVA, la facturation, l'application mobile et l'émission des factures électroniques.
Points forts
- Le RPVA et la facturation électronique, émission et transmission des données comprises pour 150 factures, inclus dès l'offre Core.
- Le calcul des intérêts légaux et les bordereaux de communication de pièces.
- L'assistant Expert AI, la bible d'actes et les rapports à partir de l'offre Advanced.
- Un essai gratuit.
Points faibles
- Le déploiement, la configuration et la migration facturés sur devis.
- Le pont comptable et l'API proposés en option.
Tarifs. Selon la page de tarifs, Kleos coûte 64 € HT par mois et par utilisateur en offre Core, 79 € HT en offre Advanced et 89 € HT en offre Advanced+, hors frais de déploiement.
Pour qui ? Kleos convient aux cabinets structurés qui veulent une suite complète, de la procédure à la facturation.
2. Jarvis Legal : 9,2
Jarvis Legal, fondé en 2013 et racheté par LexisNexis en janvier 2024, revendique plus de 7 500 utilisateurs. Ce logiciel en ligne, hébergé en France, gère les contacts, les dossiers, les tâches, le suivi des temps et la facturation, et se compose en combinant plusieurs niveaux de licence au sein du cabinet.
Points forts
- Le prix d'entrée le plus bas des grands éditeurs, à 38 € HT par utilisateur et par mois.
- L'accès aux documents hors connexion sur Mac et PC à partir de l'offre Essentielle+.
- Le portail client, les exports comptables et la signification d'actes en ligne dans l'offre Copilote.
- Protégé, l'assistant d'IA générative de LexisNexis, relié à sa base documentaire dans l'offre Copilote+.
Points faibles
- L'intelligence artificielle et les modèles de documents réservés aux offres les plus chères.
- Pas de comptabilité intégrée, seulement des exports.
Tarifs. Selon la page de tarifs, Jarvis Legal coûte 38 € HT par utilisateur et par mois en offre Essentielle, 48 € HT en Essentielle+, 89 € HT en Copilote et 149 € HT en Copilote+.
Pour qui ? Jarvis Legal s'adresse aux avocats et aux cabinets qui veulent un outil moderne, avec des licences adaptées à chaque collaborateur.
3. Secib : 9,1
Secib est le logiciel de Septeo Solutions Avocats, anciennement Secib, société de Lattes, près de Montpellier, créée en 1989 et rattachée au groupe Septeo. L'éditeur revendique plus de 7 500 cabinets. Le logiciel se décline en trois offres, Essential, Advanced et Elite, avec des serveurs en France.
Points forts
- La facturation électronique intégrée nativement, Septeo étant plateforme agréée par l'État.
- Des serveurs situés en France et gérés par l'éditeur.
- Le pont comptable inclus dans l'offre Elite.
- L'assistant Brain, avec un hébergement en France.
Points faibles
- Le module e-Barreau vendu en option dans les trois offres.
- L'assistant Brain en option, comme le pont comptable dans les deux premières offres.
- Un contrat reconduit tacitement chaque année, avec un préavis de deux mois.
Tarifs. Selon la page des offres, Secib démarre à 65 € par mois et par utilisateur, hors taxes selon les conditions générales.
Pour qui ? Secib convient aux cabinets qui veulent un éditeur français historique et une facturation électronique intégrée.
4. Diapaz : 8,9
Diapaz est le logiciel pour avocats de Xelya, éditeur de Saint-Cloud. Labellisé e-Barreau, il fonctionne entièrement en ligne, avec des serveurs en France, et intègre GenIA-L, l'intelligence artificielle juridique de Lefebvre Dalloz, dans le cadre d'un partenariat entre les deux sociétés.
Points forts
- Des offres sans engagement.
- L'intelligence artificielle GenIA-L de Lefebvre Dalloz intégrée.
- Un raccordement à l'e-Barreau sans boîtier.
- Des factures au format Factur-X, Xelya étant plateforme agréée.
Points faibles
- Aucun prix publié.
- Pas de comptabilité annoncée.
Tarifs. Diapaz propose une démonstration sur sa page des offres, sans tarif affiché.
Pour qui ? Diapaz s'adresse aux cabinets qui veulent une intelligence artificielle juridique reconnue sans s'engager sur plusieurs années.
5. Lexis PolyOffice : 8,7
Lexis PolyOffice est le logiciel historique de LexisNexis pour la gestion de cabinet, toujours commercialisé à côté de Jarvis Legal. Il met l'accent sur la production documentaire, avec une bibliothèque de plus de 9 000 modèles, et couvre l'e-Barreau, l'agenda et la facturation dans ses deux offres.
Points forts
- Une bibliothèque de plus de 9 000 modèles d'actes.
- L'e-Barreau, l'agenda et la facturation complète dans les deux offres.
- L'hébergement, les sauvegardes et les mises à jour inclus dans le prix.
Points faibles
- Aucun prix publié.
- Pas de pays d'hébergement indiqué.
Tarifs. La page de tarifs présente les offres Start et Advanced sans montant.
Pour qui ? Lexis PolyOffice convient aux cabinets qui produisent beaucoup d'actes et de courriers.
6. zLawyer : 8,6
zLawyer est édité par Zèle Solutions, société de Neuilly-sur-Seine, qui revendique plus de 500 cabinets. Il applique un prix unique par utilisateur, sans engagement, avec une formule moins chère pour les collaborateurs rattachés à un cabinet équipé, et se raccorde à la plateforme agréée de Pennylane pour la facturation électronique.
Points forts
- Un prix clair et sans engagement.
- La reprise des données offerte.
- La facturation électronique par Pennylane, sans surcoût.
- Un hébergement en France et l'assistant Zephyr.
Points faibles
- Aucune mention du RPVA ni de l'e-Barreau sur son site, et un éditeur absent de la liste du CNB.
- Pas d'essai gratuit, seulement une démonstration.
Tarifs. Selon la page de tarifs, zLawyer Cabinet coûte 49 € HT par mois et par utilisateur, et zLawyer Collaborateur 17 € HT par mois.
Pour qui ? zLawyer s'adresse aux petits cabinets qui veulent un prix connu d'avance et une reprise de données gratuite.
7. LegalProd : 8,5
LegalProd, société parisienne créée en 2021 qui revendique plus de 1 000 avocats, propose un logiciel tout-en-un : dossiers, facturation, suivi commercial et messages e-Barreau. La formation et la migration sont offertes, et les données sont hébergées en France.
Points forts
- La formation et la migration des données offertes.
- L'envoi et la réception des messages e-Barreau depuis le logiciel.
- Un module de suivi commercial pour développer la clientèle.
- Des prix publiés, moins chers en paiement annuel.
Points faibles
- Un éditeur absent de la liste du CNB.
- Un engagement initial de trois mois en paiement mensuel, sans essai gratuit.
- La connexion à Pennylane facturée 30 € par mois, et l'IA décomptée en jetons au-delà du forfait.
Tarifs. Selon la page des prix, l'offre Classique coûte 49 € HT par utilisateur et par mois, ou 44 € HT en annuel, et l'offre Pro 79 € HT, ou 69 € HT en annuel.
Pour qui ? LegalProd convient aux cabinets qui veulent un outil unique pour la gestion et le développement commercial, avec un accompagnement inclus.
8. AppliCab : 8,2
AppliCab est édité par AppliCab Avocats, société parisienne dirigée par une avocate. Ce logiciel de suivi de dossiers, avec un espace client, se présente comme une solution abordable pour les avocats qui s'installent, et intègre un assistant d'intelligence artificielle.
Points forts
- Un tarif réduit pour les jeunes avocats pendant un an.
- Aucun engagement, ni frais d'installation, ni frais de formation.
- Un espace client pour partager l'avancement des dossiers.
- Une version gratuite pour découvrir l'outil.
Points faibles
- Une hausse de prix annoncée au 1er octobre 2026, sans nouveau tarif affiché lors de notre relevé.
- Un éditeur absent de la liste du CNB, et un raccordement à l'e-Barreau à faire préciser.
- Une facturation à partir du suivi des temps ajoutée seulement en juillet 2026.
Tarifs. Le site d'AppliCab affichait lors de notre relevé un abonnement standard à 69 € HT par mois et une offre jeune avocat à 49 € HT par mois pendant douze mois.
Pour qui ? AppliCab s'adresse aux avocats qui s'installent et veulent un outil de suivi simple, sans engagement.
9. Adapps : 8,0
Adapps est le second logiciel pour avocats de Septeo, conçu par les équipes d'Adwin, éditeur intégré au groupe. Il propose une facturation électronique intégrée, comme Secib, et un mode déconnecté pour consulter l'historique des échanges e-Barreau.
Points forts
- Un prix d'entrée plus bas que Secib.
- La facturation électronique intégrée par la plateforme agréée de Septeo.
- La consultation de l'historique e-Barreau sans connexion.
Points faibles
- Un prix affiché sans préciser s'il est hors taxes ni s'il s'entend par utilisateur.
- Peu d'informations publiées sur ses fonctions détaillées.
Tarifs. Septeo affiche Adapps à partir de 49 € par mois sur sa page des offres.
Pour qui ? Adapps convient aux cabinets qui veulent l'écosystème Septeo à un prix d'entrée plus bas.
Ce que la réglementation impose
- Le nouvel e-Barreau. Depuis la fermeture de l'ancienne version, le 28 novembre 2025, le nouvel e-Barreau est le seul outil de communication avec les juridictions civiles et de communication électronique pénale, selon le CNB. Les logiciels de gestion de cabinet y sont intégrés depuis le 5 juin 2025, et l'espace de stockage est passé de 150 Mo à 5 Go.
- La communication électronique obligatoire. Devant la cour d'appel, les actes de procédure sont remis par voie électronique à peine d'irrecevabilité, selon l'article 930-1 du code de procédure civile. Devant le tribunal judiciaire, la même règle s'applique depuis le 1er janvier 2020 en procédure écrite ordinaire et à jour fixe. En dehors de ces cas, la voie électronique reste une faculté.
- Le référencement par le CNB. Pour se connecter aux API du nouvel e-Barreau, un éditeur passe des tests techniques facturés à l'itération, puis paie une redevance annuelle qui varie selon le nombre d'utilisateurs, explique le CNB. Sa liste des logiciels référencés compte douze éditeurs, dont Wolters Kluwer, LexisNexis, Jarvis Legal, Septeo et Xelya.
- La facturation électronique. Tous les avocats doivent pouvoir recevoir des factures électroniques depuis le 1er septembre 2026. À partir du 1er septembre 2027, ceux qui ont des clients assujettis à la TVA émettront des factures structurées, et transmettront les données des prestations facturées aux particuliers. Le CNB a lancé le 24 août 2026 sa plateforme e-Facturation, avec Cecurity et l'ANAFAGC, à 60 € HT par an, et précise que la nature précise du service n'est pas transmise à l'administration, selon sa page dédiée.
- Le secret professionnel. Il couvre le conseil comme la défense, selon l'article 66-5 de la loi du 31 décembre 1971. Le règlement intérieur national le dit d'ordre public, général, absolu et illimité dans le temps, et l'étend au nom des clients et à l'agenda de l'avocat.
- Les données du cabinet. Le CNB recommande des prestataires dont les serveurs se trouvent en France ou dans l'Union européenne, un contrat de sous-traitance conforme à l'article 28 du RGPD, et déconseille fortement de partager des données de clients avec une intelligence artificielle grand public ou un espace de stockage gratuit, selon sa foire aux questions RGPD.
- Le maniement de fonds. Les fonds reçus pour le compte des clients transitent obligatoirement par la caisse des règlements pécuniaires de chaque barreau, la CARPA, selon l'article 53 de la loi de 1971.
- La TVA et la comptabilité. Un avocat bénéficie de la franchise en base de TVA jusqu'à 50 000 € de chiffre d'affaires pour ses activités réglementées, selon Service public. Au-delà du régime micro, il déclare ses bénéfices non commerciaux sur la déclaration n° 2035.
- La conservation des dossiers. L'action en responsabilité contre un avocat se prescrit par cinq ans à compter de la fin de sa mission, selon l'article 2225 du code civil. Le CNB recommande d'archiver les données pendant cette période.
Comment choisir selon votre cabinet
Avocat qui s'installe
Jarvis Legal démarre à 38 € HT par mois dans son offre Essentielle. zLawyer coûte 49 € HT par mois sans engagement, avec la reprise des données offerte, et AppliCab propose un tarif jeune avocat. Pour la comptabilité et la déclaration n° 2035, un outil comme Indy, hors classement, propose une formule à partir de 22 € HT par mois.
Cabinet structuré
Kleos réunit RPVA, facturation électronique et suivi des temps dès l'offre Core, avec des fonctions avancées de facturation et un extranet client dans l'offre Advanced+. Secib, dans son offre Elite, inclut le pont comptable, et Jarvis Legal permet de combiner plusieurs niveaux de licence selon les collaborateurs.
Cabinet à forte production d'actes
Lexis PolyOffice propose plus de 9 000 modèles d'actes. Kleos ajoute une bible d'actes à partir de l'offre Advanced, et Jarvis Legal des modèles personnalisables et illimités dans l'offre Copilote.
Cabinet qui veut l'intelligence artificielle
Diapaz intègre GenIA-L de Lefebvre Dalloz, Jarvis Legal propose Protégé de LexisNexis dans l'offre Copilote+, et Kleos son assistant Expert AI à partir de l'offre Advanced. Secib vend son assistant Brain en option.
Cabinet qui refuse l'engagement
Diapaz, zLawyer et AppliCab annoncent des offres sans engagement. Jarvis Legal propose un essai de 14 jours, sans engagement ni carte bancaire.
Les cinq erreurs à éviter
- Supposer que l'e-Barreau est inclus. Vérifiez que l'éditeur figure dans la liste du CNB ou demandez-lui comment son logiciel se connecte, et regardez si le module est vendu en option.
- Comparer seulement le prix par utilisateur. Ajoutez le déploiement, la migration, les options comme l'e-Barreau, l'IA ou la comptabilité, et le nombre de licences dont vous avez réellement besoin.
- Confier des dossiers à une IA grand public. Le CNB le déconseille fortement : préférez l'assistant intégré au logiciel et vérifiez où les données sont traitées.
- Repousser la facturation électronique. Demandez par écrit à l'éditeur quelle plateforme agréée il utilise et quels formats il produira pour l'émission obligatoire de 2027.
- Oublier la sortie. Vérifiez avant de signer que vous pourrez exporter vos dossiers, vos documents et votre facturation, dans un format exploitable, si vous changez de logiciel.
FAQ : logiciel pour cabinet d'avocats
Quel est le meilleur logiciel pour cabinet d'avocats en 2026 ? Kleos (9,3) est notre premier choix pour un cabinet structuré qui veut une suite complète, RPVA et facturation électronique compris. Jarvis Legal (9,2) est le meilleur choix pour un outil moderne à prix modulable, et Secib (9,1) pour un éditeur français historique.
Combien coûte un logiciel de gestion de cabinet d'avocats ? Jarvis Legal coûte de 38 à 149 € HT par utilisateur et par mois, Kleos de 64 à 89 € HT, Secib à partir de 65 € HT, zLawyer 49 € HT et LegalProd de 44 à 79 € HT. Diapaz et Lexis PolyOffice sont sur devis. Il faut ajouter les frais de mise en place et les options.
Le logiciel doit-il être référencé par le CNB ? Pour se connecter aux API du nouvel e-Barreau, un éditeur doit passer la procédure de référencement du CNB. La liste publiée compte douze éditeurs, dont Wolters Kluwer, LexisNexis, Jarvis Legal, Septeo et Xelya. Si votre éditeur n'y figure pas, demandez-lui comment son logiciel communique avec les juridictions.
La communication électronique avec les juridictions est-elle obligatoire ? Elle l'est devant la cour d'appel, à peine d'irrecevabilité, et devant le tribunal judiciaire en procédure écrite ordinaire et à jour fixe depuis le 1er janvier 2020. Ailleurs, elle reste une faculté. Elle passe exclusivement par le nouvel e-Barreau depuis le 28 novembre 2025.
Quand la facturation électronique devient-elle obligatoire pour les avocats ? Tous les avocats doivent pouvoir recevoir des factures électroniques depuis le 1er septembre 2026. L'émission de factures structurées devient obligatoire le 1er septembre 2027 pour les clients assujettis à la TVA, avec une transmission des données pour les particuliers. Le CNB propose sa plateforme e-Facturation à 60 € HT par an.
Peut-on utiliser une IA grand public pour traiter des dossiers ? Le CNB le déconseille fortement, comme l'usage des espaces de stockage gratuits. Le secret professionnel est absolu et illimité dans le temps. Préférez l'assistant intégré au logiciel, comme Protégé chez Jarvis Legal, GenIA-L chez Diapaz ou Expert AI chez Kleos.
Faut-il un hébergement en France ? Le CNB recommande des serveurs situés en France ou dans l'Union européenne, sans en faire une obligation, et un contrat de sous-traitance conforme au RGPD. Jarvis Legal, Secib, Diapaz, zLawyer et LegalProd annoncent un hébergement en France, Kleos dans l'Union européenne.
Combien de temps conserver les dossiers ? L'action en responsabilité contre un avocat se prescrit par cinq ans à compter de la fin de sa mission. Le CNB recommande d'archiver les données pendant toute cette période.



