Un logiciel de gestion de flotte pour le transport routier de marchandises ne se résume pas à un suivi GPS. Il couvre trois métiers distincts. Le TMS, pour « Transport Management System », gère les ordres de transport, la planification, l'affrètement, la tarification et la facturation. La télématique suit la position des véhicules, les temps de conduite et la consommation. La gestion de parc, enfin, traite l'administratif : entretien, contrôle technique, sinistres et coût de chaque véhicule.
Aucun outil ne couvre ces trois métiers aussi bien. Cette page compare neuf solutions, sept TMS, une plateforme de télématique et un logiciel de gestion de parc, pour un transporteur de quelques camions comme pour un groupe multi-sites. Si votre flotte comprend des engins de chantier, notre comparatif des logiciels de gestion de flotte pour le BTP traite leurs contraintes propres.
Ce que nous avons relevé
Notre grille d'évaluation
Les notes de cette page sont une appréciation éditoriale. Nous n'avons pas déployé ces logiciels dans une entreprise de transport et nous n'avons pas interrogé de responsables d'exploitation. Chaque solution a été jugée sur sept critères, à partir de la documentation et des informations publiées par les éditeurs.
- Exploitation et affrètement : ordres de transport, planification, sous-traitance, tarification et surcoûts.
- Conformité : lettre de voiture électronique, préparation à l'eFTI et à la facturation électronique, marchandises dangereuses.
- Télématique : position, temps de conduite, connexion aux boîtiers et au chronotachygraphe.
- Mobilité des conducteurs : application chauffeur, preuve de livraison, signature et photos.
- Gestion du parc : entretien, contrôle technique, sinistres et coût par véhicule.
- Intégrations : EDI, interfaces de programmation, connexion à la comptabilité et à la télématique.
- Coût et réversibilité : lisibilité du prix, frais de mise en place, export des données.
Le classement des neuf logiciels
| Rang | Solution | Note | Profil idéal | Tarif relevé le 25/09/2026 |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Dashdoc | 9,1 | Transporteurs routiers avec une part d'affrètement | Sur devis |
| 2 | Shiptify | 8,6 | Chargeurs et industriels qui expédient beaucoup | Estimation selon le volume d'ordres |
| 3 | Akanea | 8,4 | Transporteurs et commissionnaires avec du fret international ou de la douane | Sur devis |
| 4 | Sinari | 8,1 | Transporteurs qui veulent l'exploitation, le parc et l'atelier chez le même éditeur | Sur devis |
| 5 | Wintrans | 7,8 | PME du transport routier | Sur devis |
| 6 | Qargo | 7,5 | Transporteurs qui s'équipent d'un premier TMS en cloud | Licence annuelle selon le chiffre d'affaires |
| 7 | Generix TMS | 7,3 | Groupes et industriels multi-sites | Sur devis |
| 8 | Webfleet | 7,0 | Flottes qui ont besoin de télématique et de suivi des temps de conduite | Sur demande |
| 9 | Evera Fleet | 6,7 | Flottes de voitures et d'utilitaires en compte propre | Sur devis |
1. Dashdoc : 9,1
Dashdoc est un TMS en cloud conçu pour les transporteurs routiers de marchandises, présent en France, en Belgique et en Espagne. L'éditeur revendique plus de 2 000 professionnels du transport clients. Le logiciel réunit la planification, l'affrètement, le suivi des expéditions, la lettre de voiture électronique et la facturation, et il donne accès à tous les intervenants : chauffeurs, exploitation, facturation, affrétés et clients.
Points forts
- Un enchaînement direct de l'exécution du transport à la facturation, sans ressaisie.
- Une lettre de voiture électronique, qui supprime les documents papier perdus.
- L'affrètement intégré au flux d'exploitation.
- Un outil ouvert aux affrétés et aux clients, qui suivent leurs transports.
Points faibles
- Aucun tarif public : chaque offre passe par un devis.
- Aucune gestion administrative du parc, comme l'entretien ou le contrôle technique.
- Un outil surdimensionné pour une flotte de quelques véhicules sans affrètement.
Tarifs. Dashdoc ne publie pas de prix sur son site. Le chiffrage se fait après une démonstration, selon la taille de la flotte et les modules retenus.
Pour qui ? Dashdoc convient aux transporteurs routiers de quelques dizaines à plusieurs centaines de véhicules qui affrètent une partie de leur activité.
2. Shiptify : 8,6
Shiptify est une plateforme de pilotage du transport destinée d'abord aux chargeurs, aux industriels et aux prestataires logistiques. Elle digitalise les demandes de transport et de cotation, compare automatiquement les offres des transporteurs, gère les quais et les rendez-vous, et contrôle les factures avant paiement. L'éditeur annonce plus de 20 000 entreprises qui collaborent chaque jour sur la plateforme.
Points forts
- Une collaboration structurée entre le chargeur, ses transporteurs et ses partenaires.
- La gestion des quais, des rendez-vous et des flux de chauffeurs.
- La comparaison automatique des offres des transporteurs et le contrôle des factures.
- Des connexions par interface de programmation avec les transporteurs.
Points faibles
- Un outil pensé pour les chargeurs, moins pour un transporteur qui gère sa propre flotte.
- Aucune gestion administrative du parc.
- Un prix qui dépend du volume d'ordres, à faire chiffrer.
Tarifs. Sur sa page de tarifs, Shiptify propose une estimation calculée à partir du nombre d'ordres de transport traités chaque mois, en affrètement comme en messagerie. Un expert recontacte ensuite l'entreprise avec une proposition adaptée à ses flux et à ses intégrations.
Pour qui ? Shiptify s'adresse aux chargeurs, aux industriels et aux distributeurs qui expédient beaucoup et travaillent avec de nombreux transporteurs.
3. Akanea : 8,4
Akanea est un éditeur de logiciels pour le transport, la logistique, la douane et l'agroalimentaire, qui revendique 1 500 clients. Sa gamme de TMS couvre les très petites entreprises du transport routier avec IROAD, les PME, les grands groupes et la messagerie, ainsi que le fret international par mer, par air et par route. L'éditeur propose aussi des logiciels de procédures douanières et un accompagnement sur la certification d'opérateur économique agréé.
Points forts
- Une gamme de TMS adaptée à chaque taille d'entreprise, de la TPE au grand groupe.
- Un TMS dédié aux commissionnaires et au fret international.
- Des logiciels de douane dans le même écosystème, y compris pour les produits soumis à accises.
Points faibles
- Aucun tarif public.
- Des projets de déploiement qui demandent du paramétrage et de la formation.
- Une offre large, qui oblige à bien identifier le produit adapté à son activité.
Tarifs. Akanea ne publie pas de prix sur son site. Le chiffrage dépend du produit retenu, du nombre d'utilisateurs et des modules.
Pour qui ? Akanea convient aux transporteurs et aux commissionnaires qui organisent du fret international ou gèrent des opérations de douane.
4. Sinari : 8,1
Sinari est un éditeur français de logiciels pour le transport routier de marchandises et la logistique, qui revendique 6 000 clients. Le groupe a réuni plusieurs éditeurs de TMS sous une même marque, et propose aujourd'hui des TMS, des logiciels d'entrepôt, une solution de mobilité pour les conducteurs et un outil de gestion de la flotte et de l'atelier poids lourds.
Points forts
- L'exploitation, la mobilité des conducteurs et la gestion du parc chez le même éditeur.
- Un outil de gestion de l'atelier poids lourds, rare parmi les TMS.
- Des logiciels d'entrepôt pour les transporteurs qui font aussi de la logistique.
Points faibles
- Aucun tarif public.
- Une gamme issue de plusieurs rachats, dont il faut vérifier la cohérence des produits proposés.
- Une interface moins moderne que celle des TMS les plus récents.
Tarifs. Sinari ne publie pas de prix sur son site et établit un devis selon les briques logicielles retenues.
Pour qui ? Sinari s'adresse aux transporteurs régionaux qui veulent réunir l'exploitation, la mobilité et la gestion de leur parc chez un seul éditeur.
5. Wintrans : 7,8
Wintrans est un TMS et un ERP pour les PME du transport routier, édité en France depuis plus de trente ans et utilisé, selon l'éditeur, par plus de 500 transporteurs et chargeurs. Il couvre la saisie des ordres, la tarification automatique, l'optimisation des tournées, la géolocalisation et la facturation, pour les lots, les demi-lots, l'affrètement et la messagerie.
Points forts
- Un outil conçu pour les PME du transport routier.
- Des modules pour l'exploitation, le planning, les tournées, le parc, la gestion documentaire et la mobilité.
- Un éditeur installé depuis trente ans, avec un support dédié.
Points faibles
- Aucun tarif public.
- Un écosystème d'intégrations plus restreint que celui des grands éditeurs.
- Une notoriété plus faible que celle des leaders du marché.
Tarifs. Wintrans propose une demande de devis sur son site, sans publier de prix.
Pour qui ? Wintrans convient aux PME du transport routier qui cherchent un TMS français complet sans lancer un grand projet informatique.
6. Qargo : 7,5
Qargo est un TMS en cloud édité par la société britannique Qargo, qui automatise la saisie des commandes, la planification, la documentation et l'information des clients. Il se connecte aux systèmes télématiques, aux logiciels comptables et aux outils de gestion de flotte, avec plus de 100 intégrations standard.
Points forts
- Un nombre illimité d'utilisateurs, sans coût supplémentaire.
- L'application chauffeur incluse dans la licence.
- L'intégration, la formation et l'assistance comprises dans les frais de licence annuels.
- Plus de 100 intégrations standard, dont la télématique et la comptabilité.
Points faibles
- Un éditeur britannique, dont il faut vérifier l'accompagnement en français.
- Un prix indexé sur le chiffre d'affaires transport, donc variable d'une année à l'autre.
- Aucune gestion administrative du parc.
Tarifs. D'après sa page de tarification, Qargo fixe une licence annuelle adaptée au chiffre d'affaires transport de l'entreprise, sans frais par utilisateur, par dépôt ou par véhicule. Seules les intégrations sur mesure et les formations supplémentaires sur site sont facturées en plus, ainsi que la suite optionnelle Qargo Intelligence.
Pour qui ? Qargo s'adresse aux transporteurs qui s'équipent d'un premier TMS en cloud et veulent un prix sans coût par utilisateur.
7. Generix TMS : 7,3
Generix TMS fait partie d'une suite logistique qui réunit la gestion du transport, des entrepôts et des flux de données. L'éditeur français Generix s'est rapproché en 2023 de DDS, spécialiste des TMS, pour couvrir l'ensemble de la chaîne logistique, de l'approvisionnement à la facturation. Le TMS gère le plan de transport, l'affectation des moyens, les demandes de cotation et le suivi des missions.
Points forts
- Une suite complète : transport, entrepôt, EDI et facturation électronique.
- La gestion des appels d'offres et des cotations auprès des transporteurs.
- Des tableaux de bord sur le coût du transport par produit, client ou destination.
Points faibles
- Des projets longs et coûteux, sur devis.
- Une suite trop complexe pour une PME du transport.
- Une application chauffeur moins centrale que chez les TMS pensés pour les transporteurs.
Tarifs. Generix ne publie pas de prix sur sa page TMS. Le chiffrage dépend du périmètre fonctionnel, du nombre de sites et du projet d'intégration.
Pour qui ? Generix TMS s'adresse aux groupes, aux industriels et aux distributeurs multi-sites qui veulent une seule suite pour le transport et l'entrepôt.
8. Webfleet : 7,0
Webfleet est la plateforme de télématique de Bridgestone, issue de l'ancienne activité de TomTom rachetée en 2019. Elle suit les véhicules en temps réel, télécharge à distance les données du chronotachygraphe, suit les temps de conduite, optimise les parcours et gère les missions. Elle ne couvre pas l'affrètement ni la facturation du transport.
Points forts
- Le téléchargement à distance des données du chronotachygraphe.
- Le suivi des temps de conduite et le géorepérage.
- Une solution éprouvée sur les poids lourds comme sur les utilitaires.
Points faibles
- Aucune fonction de TMS : ni ordre de transport, ni affrètement, ni facturation.
- Aucun tarif public.
- Un boîtier à installer dans chaque véhicule.
Tarifs. Webfleet ne publie pas de prix sur son site et propose de demander les tarifs. Le prix dépend du nombre de véhicules, de la formule et du matériel.
Pour qui ? Webfleet convient aux flottes de poids lourds et d'utilitaires qui ont besoin de télématique et de suivi des temps de conduite, en complément d'un TMS.
9. Evera Fleet : 6,7
Evera Fleet est un logiciel de gestion de flotte pour les voitures et les utilitaires, qui se connecte directement aux constructeurs, sans boîtier à installer. Il suit le coût total de possession, les avantages en nature, les contraventions, l'entretien et les sinistres, et automatise la désignation des conducteurs auprès de l'ANTAI. Il ne couvre pas le transport de marchandises ni les poids lourds.
Points forts
- Une connexion aux véhicules sans boîtier, grâce aux données des constructeurs.
- La désignation des conducteurs auprès de l'ANTAI et la vérification des permis.
- Le calcul des taxes sur les véhicules et des avantages en nature.
- Un nombre d'utilisateurs illimité dans toutes les formules.
Points faibles
- Aucune fonction de TMS ni de temps de conduite des poids lourds.
- Aucun tarif public.
- La connexion en temps réel aux véhicules réservée aux formules Avancée et Entreprise.
Tarifs. Sur sa page des fonctionnalités et tarifs, Evera Fleet présente trois formules, Essentiel, Avancée et Entreprise, avec un démarrage gratuit pour les deux premières et un devis personnalisé. L'éditeur annonce l'absence de frais d'installation.
Pour qui ? Evera Fleet s'adresse aux entreprises qui gèrent des voitures et des utilitaires, y compris les transporteurs pour la partie légère de leur flotte.
Ce que la réglementation impose
Aucun texte n'oblige un transporteur à utiliser un logiciel de gestion de flotte. La réglementation impose en revanche des documents et des délais que ces outils aident à tenir.
- La facturation électronique. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir leurs factures sous forme électronique. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire doivent aussi les émettre ; les PME et les micro-entreprises y seront tenues à partir du 1er septembre 2027, selon impots.gouv.fr. Pour un transporteur, cela concerne les factures clients, celles des sous-traitants affrétés et celles des fournisseurs.
- Le règlement eFTI. Le règlement européen 2020/1056 sur les informations électroniques relatives au transport de marchandises s'applique pleinement le 9 juillet 2027. À partir de cette date, les autorités des États membres doivent accepter les informations transmises par les entreprises au moyen de plateformes eFTI certifiées, selon la Commission européenne.
- Les temps de conduite. La durée de conduite quotidienne est limitée à 9 heures, portée à 10 heures deux fois par semaine au plus, avec 56 heures par semaine et 90 heures sur deux semaines consécutives. Après 4 heures 30 de conduite, le conducteur doit prendre une pause d'au moins 45 minutes, et le repos journalier est de 11 heures, réductible à 9 heures trois fois entre deux repos hebdomadaires, rappelle la synthèse de l'Union européenne.
- Le tachygraphe intelligent. Depuis le 21 août 2023, tous les véhicules neufs de plus de 3,5 tonnes doivent être équipés d'un tachygraphe intelligent de deuxième version, et les véhicules plus anciens engagés à l'international ont dû être mis à niveau, selon le ministère de la Transition écologique.
- Les marchandises dangereuses. Les entreprises concernées par l'arrêté du 29 mai 2009, dit arrêté TMD, doivent en règle générale désigner un conseiller à la sécurité, titulaire d'un certificat délivré après un examen national et valable cinq ans, précise le ministère.
- Le contrôle technique. Il est annuel pour tous les véhicules de transport routier de marchandises, et semestriel pour les véhicules de transport public de personnes, selon Service Public Entreprendre.
- La désignation du conducteur. Lorsqu'une infraction est commise avec un véhicule de l'entreprise, le représentant légal doit désigner le conducteur dans un délai de 45 jours, faute de quoi il reçoit un avis de contravention pour non-désignation, rappelle l'ANTAI.
- Le verdissement des véhicules légers. L'obligation d'intégrer une part de véhicules à faibles émissions dans les flottes de plus de 100 voitures et utilitaires légers a été supprimée par la loi de finances pour 2025. Elle a été remplacée par une taxe annuelle incitative, dont la part cible de véhicules à faibles émissions passe de 18 % en 2026 à 25 % en 2027 et à 48 % en 2030, selon le ministère.
Comment choisir selon votre activité
Transporteur avec de l'affrètement
Si vous sous-traitez une partie de vos transports, l'affrètement intégré au TMS est indispensable pour éviter les ressaisies. Vérifiez en démonstration la création d'un affrètement, la gestion des surcoûts d'attente ou de hayon et la facturation du sous-traitant au tarif négocié. Dashdoc, Sinari et Wintrans répondent à ce besoin.
Chargeur ou industriel
Un chargeur a surtout besoin de consulter ses transporteurs, de comparer leurs offres, de suivre ses expéditions et de contrôler les factures. Shiptify est conçu pour cet usage, et Generix TMS répond aux groupes qui veulent une suite unique pour le transport et l'entrepôt.
Transport international ou douane
Les commissionnaires et les transporteurs qui organisent du fret international ou traitent des opérations de douane trouveront chez Akanea une gamme de TMS et de logiciels douaniers dans le même écosystème.
Première informatisation
Un transporteur qui quitte le tableur pour un premier TMS gagnera à regarder Qargo, dont la licence comprend l'intégration, la formation et l'application chauffeur, ou l'offre IROAD d'Akanea pour les très petites entreprises.
Flotte mixte de camions et d'utilitaires
Aucun outil de cette sélection ne couvre à la fois le TMS et l'administratif des voitures et des utilitaires. Une flotte mixte combinera en général un TMS, un outil de télématique comme Webfleet et, pour les véhicules légers, un logiciel de gestion de parc comme Evera Fleet. Sinari fait exception en proposant la gestion du parc et de l'atelier poids lourds avec ses TMS.
Les cinq erreurs à éviter
- Acheter un TMS sans avoir listé ses EDI. Un TMS vaut ce que valent ses échanges avec vos donneurs d'ordre. Listez les flux EDI à mettre en place avant de signer, et faites-les chiffrer.
- Confondre télématique et TMS. La télématique indique où se trouve le camion et comment il roule. Le TMS gère ce qu'il transporte, à quel tarif, avec quel sous-traitant et quelle facture. Les deux outils se complètent.
- Traiter l'eFTI et la facturation électronique séparément. Les deux chantiers portent sur les mêmes données et arrivent à quelques mois d'intervalle, en juillet et en septembre 2027 pour les PME. Demandez à votre éditeur un calendrier écrit pour les deux.
- Sous-estimer les intégrations. Reliez le TMS à la télématique, à la comptabilité et à la plateforme agréée de facturation électronique, puis testez ces liaisons sur vos propres données avant la mise en production.
- Signer un engagement long sans clause de sortie. Exigez la restitution de vos données dans un format ouvert, l'absence de frais de sortie dissuasifs et la possibilité de réduire le périmètre en cas de cession d'activité.
FAQ : logiciel de gestion de flotte transport
Quel est le meilleur logiciel de gestion de flotte pour un transporteur en 2026 ? Dashdoc (9,1) est notre premier choix pour un transporteur routier de marchandises qui affrète une partie de son activité : il réunit la planification, l'affrètement, la lettre de voiture électronique et la facturation. Shiptify (8,6) convient mieux à un chargeur qui travaille avec de nombreux transporteurs, et Akanea (8,4) aux entreprises qui font du fret international ou de la douane.
Combien coûte un logiciel de gestion de flotte transport ? Aucun des neuf éditeurs de cette page ne publie de grille complète. Qargo calcule une licence annuelle sur le chiffre d'affaires transport, sans coût par utilisateur, et Shiptify établit une estimation selon le nombre d'ordres de transport par mois. Les autres éditeurs établissent un devis, auquel s'ajoutent souvent la mise en place, les EDI et, pour la télématique, le matériel.
Un logiciel de gestion de flotte est-il obligatoire pour un transporteur ? Non, aucun texte ne l'impose. La réglementation exige en revanche de pouvoir recevoir des factures électroniques depuis le 1er septembre 2026, de respecter les temps de conduite enregistrés par le chronotachygraphe, de faire contrôler chaque véhicule de transport de marchandises une fois par an et de désigner le conducteur en cas d'infraction dans un délai de 45 jours. Un logiciel aide à tenir ces obligations.
Faut-il un TMS quand on a déjà une solution de télématique ? Oui, dès que vous facturez du transport ou que vous affrétez. La télématique couvre la position, les temps de conduite et la consommation. Le TMS couvre l'ordre de transport, la tarification, l'affrètement, la preuve de livraison et la facturation. Webfleet, par exemple, ne gère ni l'affrètement ni la facturation.
Quand faut-il être prêt pour l'eFTI et la facturation électronique ? La réception des factures électroniques est obligatoire pour toutes les entreprises depuis le 1er septembre 2026. L'émission le sera pour les PME et les micro-entreprises au 1er septembre 2027. Le règlement eFTI s'applique pleinement le 9 juillet 2027 : les autorités devront alors accepter les informations transmises par des plateformes eFTI certifiées.
Peut-on relier un logiciel de flotte à la télématique et à la comptabilité ? Oui, et c'est souvent la clé de la réussite du projet. Qargo annonce plus de 100 intégrations standard, dont la télématique et la comptabilité, et Dashdoc ouvre son outil aux affrétés et aux clients. Pour la facturation électronique, le TMS doit aussi être relié à une plateforme agréée. Notre comparatif des logiciels de comptabilité pour PME détaille le calendrier de la réforme.



